• LE SECRET DE L'ALBINOS (Andréa Novick)

     
     
    Gustave n’est pas à proprement parler un ange… À vrai dire, c’est même le démon qui semble habiter cet homme glouton, albinos, rejeton d’une femme toquée de son chien Savon. Soumis à ses voix intérieures, le schizophrène a même plus d’une fois dépassé la ligne rouge, ajoutant le statut de serial killer à son sombre parcours. Non, décidément, Gustave Baume n’a rien d’un enfant de chœur. Mais qui a dit que les plus grands prédateurs sont intouchables? Et qui se cache derrière le docteur Tchencock, froid et déstabilisant, que commence à consulter notre aliéné?
    L’humour se fait grinçant dans ce roman qui nous propulse dans les pensées méandreuses d’un tueur qui, en dépit de son caractère, sait aussi gagner notre empathie… Car c’est avant tout un homme-enfant en quête de ses origines, perçant les secrets conservés par les adultes qui entourent celles-ci, que met en scène Andrea Novick dans ce roman dont cynisme, cruauté, mensonges et manipulation sont les piliers.
     
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    Lundi 25 Août 2014 à 15:41

    éditeur : Publibook

    date de parution : 10 février 2012

    nombre de pages : 174

     

    Pourquoi ce livre ?

    J'ai découvert la plume d'Andréa Novick il y a quelques temps grâce à sa fameuse série Titus et Bouboule et j'avais très envie de lire ses livres pour adultes. Je remercie donc Andréa Novick qui m'a très gentiment fait parvenir ses livres dont celui-ci.

    De quoi est-il question ?

    Au début du roman, nous faisons la connaissance de Gustave, un jeune homme né albinos, obèse et souffrant de schizophrénie avec, en prime, une mère que personne ne mériterait d'avoir. Une mère qui haie et méprise son fils.

    Le lecteur va suivre Gustave dans une période difficile de sa vie. Une période où il est convaincu que sa mère lui cache quelque chose mais aussi une période où sa maladie va prendre le pas sur sa raison et commencer à le dévorer de l'intérieur.

    De ses visites chez les psy à sa vie "ordinaire" en passant par des passages à l'hôpital et des face-à-face avec une mère qui n'a pas été sans me rappeler la mère de Carrie dans le livre de Stephen King, j'ai adoré suivre Gustave dans ses peurs, ses doutes, ses colères, sa vie tout simplement.

    Gustave est un être étrange qui, au début du roman, m'a fait frémir. Et puis, au fil des pages, j'ai commencé à m'attacher à lui et à le plaindre très sincèrement en ne pouvant m'empêcher de penser que cette histoire pourrait bien être réelle quelque part.

    Du coup, même lorsque Gustave devient un assassin, il reste un personnage qui nous touche et que j'aurais aimé pouvoir prendre dans mes bras pour le rassurer.

    Puis, dans une seconde partie du roman, nous voyons, impuissants, l'état de Gustave se dégrader alors qu'il est en quête de vérité à propos d'un secret. Secret qui fait poser question : est-ce un vrai secret ou n'est-ce que la maladie qui joue des tours à Gustave ?

    Le roman prend alors une tournure inattendue autour d'un secret de famille que Gustave tentera de dévoiler tout en se laissant peu à peu détruire par la maladie.

    Du côté de la forme...

    Voici un roman qui change de tout ce dont nous avons l'habitude. Ici, le personnage est loin d'être le stéréotype du héros idéal et, pourtant, il n'est pas non plus le anti-héros que l'on trouve parfois dans certains romans.

    Ici, le personnage principal apparaît comme répugnant, odieux et criminel. Pourtant, dès le début du roman, on se prend d'affection pour cet homme qui a les terreurs d'un enfant et qui ne mérite pas tout ce qui lui arrive au sein de sa misérable vie.

    Cette dualité de sentiments que l'on éprouve à l'égard du personnage principal est assez perturbante car on le plains mais en même temps, on sait qu'on devrait le haïr à cause de ses crimes.
    Par ailleurs, j'ai adoré me poser un tas de questions au fil du roman en me demandant sans cesse si ce que nous raconte Gustave est vrai ou s'il ne s'agit que du fruit de la maladie. L'auteure sait jouer sur cette dualité et laisser le lecteur dans le doute jusqu'à la révélation finale.

    Le roman est court et se lit très vite d'autant que la plume d'Andréa Novick est très prenante et plutôt addictive rythmée par une phrase qui revient sans cesse, à chaque fin de paragraphe ou presque, dans le roman : "Ca m'a médusé". J'avoue qu'au début cette phrase m'a perturbée mais, au final, je me dis que sans cette répétition de cette phrase, il aurait peut-être manqué quelque chose au roman.

    En conclusion...

    J'ai particulièrement apprécié ce roman que j'ai lu en une journée et qui nous présente la vie d'un personnage tout à fait atypique auquel on s'attache malgré l'horreur qu'il peut nous inspirer.
    Un roman à découvrir pour sa réflexion sur la tolérance et pour sa qualité d'intrigue.

    2
    pampoune lecture
    Lundi 25 Août 2014 à 16:56
    1. ça fait toujours plaisir de recevoir une bonne critique !
    2. Amicalement
    3. l'auteure Andréa Novick
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